Une équipe d’enseignants-chercheurs de l’Universidad Europea del Atlántico (Université européenne de l’Atlantique, UNEATLANTICO) a conçu et validé un outil d’évaluation psychologique pionnier dans le domaine scientifique. Cette étude propose une méthodologie semi-implicite qui permet de mesurer les perceptions sociales de l’immigration tout en évitant le biais de désirabilité sociale, c’est-à-dire la tendance à répondre de manière jugée socialement acceptable, caractéristique des questionnaires traditionnels.
Ce travail a été réalisé par une équipe pluridisciplinaire composée de plusieurs enseignants de l’Universidad Europea del Atlántico. Pour la licence en psychologie ont participé David Herrero, Carla Álvarez, Ángel O. Rojas, Esther Setién, Isabel Diego, Sara Morales et Juan Luis Martín. La représentation des licences en communication a été assurée par leur directrice, Helena Garay et par Ana Visiers.
Cette étude a été menée auprès de 616 participants, répartis en deux sous-échantillons distincts, et repose sur l’analyse de titres de presse favorables et défavorables à l’immigration. À l’aide du test intitulé Semi-Implicit Scale for Rating Attitudes Toward Immigration (SISRATI), les participants ont évalué la véracité de différentes informations. Cela a ainsi permis d’identifier leurs orientations sous-jacentes sans leur poser de questions directes sur leurs opinions.
Au cours du processus méthodologique, l’équipe a analysé les propriétés psychométriques de l’échelle à l’aide d’analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, ce qui a permis de mettre en évidence une structure double composée de 12 items principaux. À partir de ces résultats, les chercheurs ont classé les participants en quatre profils d’attitude distincts : les personnes favorables à l’immigration, celles qui y sont défavorables, les croyants non discriminatoires et les non-croyants non discriminatoires. Les données ont mis en évidence des différences dans les réponses émotionnelles (en termes de valence et d’intensité), ainsi que dans les traits de personnalité du modèle « Big Five » et dans le style de réflexion entre les différents groupes.
Les résultats de l’étude soulignent que la méthodologie implicite est efficace, car elle permet de saisir des nuances complexes dans les attitudes sur des sujets socialement sensibles. Cet outil offre donc un cadre précis pour de futures recherches sur la coexistence et l’intégration sociale. De plus, cette étude permet de mettre en évidence et de mesurer l’écart entre les déclarations explicites du public et ses préjugés implicites.
Cette étude, récemment publiée dans la revue International Journal of Intercultural Relations, illustre l’engagement de l’Universidad Europea del Atlántico en faveur du développement de la recherche et du transfert des connaissances scientifiques vers la société. Vous pouvez consulter l’article complet en cliquant sur ce lien.