L’Obra Cultural de FUNIBER et de l’Université européenne de l’Atlantique inaugure en Bolivie l’exposition « Du caprice à l’absurde » consacrée à Goya et Dalí

25 Mar 2026
L’Obra Cultural de FUNIBER et de l’Université européenne de l’Atlantique inaugure en Bolivie l’exposition « Du caprice à l’absurde » consacrée à Goya et Dalí

L’ Universidad Europea del Atlántico (Université européenne de l’Atlantique, UNEATLANTICO) et l’Obra Cultural de FUNIBER ont inauguré, le 18 mars dernier, l’exposition « Del Capricho al Disparate » consacrée à Goya et Dalí au Musée national d’art (MNA) de La Paz (Bolivie).

L’exposition, qui se tient dans la Salle Patio de Cristal du Musée national d’art, sera ouverte au public du 19 mars au 10 mai. Elle sera ensuite transférée dans les régions de Santa Cruz et de Cochabamba, comme l’a indiqué l’ambassadeur d’Espagne à La Paz, Fernando García Casas, à l’agence EFE. Cette exposition est le fruit d’une collaboration entre l’Université européenne de l’Atlantique (UNEATLANTICO), la Fondation universitaire ibéro-américaine (FUNIBER), l’ambassade d’Espagne en Bolivie et la Fondation culturelle de la Banque centrale de Bolivie (FC-BCB).

Elle se compose de 80 gravures de Goya et Dalí et reflète le génie complexe de l’art de Goya ainsi que l’univers surréaliste que Dalí a intégré en parfaite harmonie avec les scènes des Caprichos de Goya.

D’un point de vue actuel, trois aspects particulièrement intéressants doivent être pris en compte dans la contemplation, l’analyse et l’interprétation des deux séries de Caprichos de Goya, l’originale et la recréation de Dalí.

Tout d’abord, la première, l’originale, connue, étudiée et interprétée à l’envi, dispose ainsi d’un contexte extrêmement riche couvrant les aspects stylistiques, sémantiques et pragmatiques, dont la connaissance nous permet d’enrichir sans limites la simple dénotation de la scène gravée, avec des connotations biographiques, politiques, sociales, etc., et d’aborder l’analyse dans son évolution diachronique depuis son apparition jusqu’à nos jours, où, comme le démontre cet article, son intérêt et son étude se poursuivent.

En second lieu, la réinterprétation de Dalí, qui, tout en conservant le motif original de Goya, le colore et l’enrichit de motifs issus de son univers surréaliste, tout en y ajoutant un titre irrationnel qui masque le message contenu dans les textes des œuvres originales de Goya. La connaissance de la première analyse, c’est-à-dire celle des véritables Caprichos de Goya, est indispensable pour apprécier l’œuvre réalisée par Dalí et la manière dont celle-ci transforme son sens originel.

En troisième et dernier lieu, une vision beaucoup plus érudite et élaborée qui transcende les deux séries de Caprichos pour évaluer, à partir de celles-ci, l’influence de Goya sur le surréalisme en général et en particulier sur l’œuvre de Salvador Dalí.